zondag 1 november 2009
Cet indice, qui a examiné 60 juridictions, a été établi par une équipe de chercheurs pour le Tax Justice Network afin d’évaluer “le degré de secret atteint par chaque juridiction et sa résistance à coopérer avec des autorités administratives ou judiciaires étrangères”. Il s’inscrit dans le cadre d’une campagne internationale visant à une plus grande transparence des places financières et centres offshore.
D’après le classement, l’Etat américain du Delaware décroche la première place, devant le Luxembourg, la Suisse, les Iles Caïmans, la City de Londres, l’Irlande, les Bermudes, Singapour, la Belgique et Hong Kong.
Pour le RJF, l’indice d’opacité révèle “la nécessité de nouvelles réglementations de la finance internationale et notamment d’un échange automatique d’information entre juridictions, plutôt qu’à la demande”, comme le préconise l’OCDE. “Le secret bancaire n’est qu’une des formes de confidentialité offertes par les paradis fiscaux. Les pays anglo-saxons utilisent souvent des formes plus subtiles et douteuses de secret comme les trusts ou encore certaines formes de société”, poursuit le communiqué.
La Belgique obtient pour sa part un score d’opacité de 73 pc, en raison notamment du “secret bancaire fiscal” et du fait qu’elle n’a pas souscrit à l’échange automatique d’informations bancaires prévu par la Direction européenne sur l’épargne.